L'engagement dans un travail psychanalytique est une démarche librement consentie au terme d'une première entrevue en cabinet. Elle constitue une étape primordiale permettant d'articuler une demande individuelle/une histoire personnelle et une proposition de prise en charge passant par une explicitation du cadre, de la méthode utilisée, du rythme des rendez-vous...
A l'issue de cet entretien préliminaire, chaque rencontre se structure suivant différents temps caractéristiques :
- l'entrée en séance ou démarrage, permettant l'émergence d'une idée principale ou d'un sujet précis qui sera développé tout au long du face-à-face par le jeu d'interactions discursives (appelées transferts et contre-transferts) ;
- l'avancée jusqu'à l'aboutissement de la séance, qui se ponctue par un élément particulier (ou signifiant) faisant sens dans l'histoire du sujet (et devenant alors signifié). C'est le lieu de la scansion, pratique lacanienne mettant en lumière, à l'aide d'une ambivalence langagière, une manifestation de l'inconscient ;
- l'interprétation, étayée par le matériel fourni durant la séance et authentifiée par la scansion. Elle vise à la libération d'un affect, permise par cet acte ;
- l'abréaction de l'analysant (matérialisée par un acquiescement ou l'ajout d'un élément/commentaire allant dans le sens de l'interprétation) vient enfin confirmer la justesse du cheminement et ainsi clore la séance.
Ce déroulé, très schématique dans la découpe pour les besoins de l'exposé, se met en place d'une manière fluide et logique, de sorte que la parole soit libre et que l'entretien s'apparente à un échange ou une conversation entre deux interlocuteurs.
Il est toutefois bon de rappeler qu'en filigrane, méthode et méthodologie guident toute la séance.